2017 : Une année … circulaire ;) / Jean-Christophe Delhaye

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Alors que 2017 ouvre ses portes à nos voeux les plus chers , pourquoi ne pas nous souhaiter une année 2017 riche en initiatives positives et constructives… en économie circulaire?

Une nouvelle année avec des projets porteurs d’avenir tels que ceux dont nous avons l’habitude de partager ici régulièrement,chers lecteurs.

Une année où ‘penser intelligent’ rime avec rationalité dans nos habitudes et nos usages de consommateurs pardon de consomm’acteurs !

Alors oui,’osons l’avenir’ ensemble pour un monde où l’humain deviendra le vecteur d’idées pour un meilleur ‘vivre ensemble’.

Voeux pieux?

Et pourquoi pas oser l’utopie afin de la transformer en réalité?

Il n’en tient qu’à nous … tous 🙂

 

Bonne et heureuse année 2017!

Jean-Christophe Delhaye

 

Quelques vidéos sur la chaîne Youtube ‘Jean-Christophe Delhaye’ à visionner en ces temps hivernaux, bien au chaud 😉

biodiversité/documentaires 2016/Jean-Christophe Delhaye

Ecovillages Colombie / COP22 / Jean-Christophe Delhaye

COP22/COP 22 environnement ONU/Jean-Christophe Delhaye

Sauvegarde de l’environnement / Jean-Christophe Delhaye

Bons visionnages à vous tous et Happy 2017 ! Jean-Christophe Delhaye

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Présentation de l’économie circulaire (Jean-Christophe Delhaye)

Jean-Christophe Delhaye nous fait découvrir toute l’actualité récente environnementale.
Avec une approche plus pointue et diversifiée sur l’économie circulaire dans le quotidien de chacun…
Une économie porteuse d’avenir et d’emplois nouveaux.
Jean Christophe Delhaye

economie-circulaire-schema-Jean Christophe DelhayeUne économie circulaire propose de contrôler tous les flux dans le but de reproduire autant que possible le fonctionnement cyclique des écosystèmes naturels. Son objectif est de produire des biens et services tout en limitant fortement la consommationet le gaspillage des matières premières, et des sources d’énergies non renouvelables. Il s’agit donc de déployer une nouvelle économie circulaire, et non plus linéaire, fondée sur le principe de « refermer le cycle de vie » des produits, des services, des déchets, des matériaux, de l’eau et de l’énergie. (Définition du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie français)

L’économie circulaire fait référence à un panel de concepts, certains étant connus et appliqués aujourd’hui, d’autres étant plus innovants :

  • le réemploi,
  • le recyclage,
  • l’écologie industrielle qui permettra à des déchets d’une entreprise d’être reconvertis en matières premières d’une autre industrie ou de la même,
  • l’éco-conception vise à adopter une approche innovante : dès la conception du bien, une analyse de chaque étape du cycle de vie du bien est réalisée afin de minimiser les impacts environnementaux et d’optimaliser le réemploi voire le recyclage.

Cette remise en question du business model d’une entreprise peut mener vers une seconde approche : l’économie de fonctionnalité (ou économie de l’usage). L’économie actuelle se base sur la vente du bien au consommateur qui en devient propriétaire. L’économie de fonctionnalité remplace cette notion par celle de la vente de l’usage du bien et incite, par conséquent, les entreprises à aller à l’encontre de l’obsolescence programmée, à optimiser la consommation d’énergie, de matières premières, d’eau, etc.

Economie circulaire et économie de fonctionnalité sont donc intimement liées. L’économie circulaire implique donc une stratégie globale, cohérente, de la conception à la récupération du bien et pouvant mener jusqu’à la redéfinition du mode de consommation du bien.

Jean-Christophe Delhaye

 

PS: Quelques liens utiles (régulièrement mis à jour) sur ma chaîne de vidéos Youtube

a) L’ éco-conception/Jean-Christophe Delhaye

https://www.youtube.com/playlist?list=PLBGNFkOOEyhTPzwGXxCiqtZmbSWJQRGL

b) Economie Circulaire/Circular Economy/Circulaire Economie/Jean-Christophe Delhaye

 

c) Campagne « Ça suffit le gâchis » le supermarché!

(Campagne ADEME France Jean-Christophe Delhaye )

https://youtu.be/Gb04ghrVqeU

 

d) Biodiversité Veolia par Jean-Christophe Delhaye

e) La permaculture, l’agriculture urbaine du futur?/ Jean-Christophe Delhaye

La biomasse, nouvel eldorado de la chimie ?Jean-Christophe Delhaye

https://www.youtube.com/playlist?list=PLBGNFkOOEyhTEsJF-2qQUmvSnh54yC0pZ

Environnement. 2015, annee internationale des sols
Every time we harvest crops, we remove nutrients from the soil. Just like a bank account, we can’t constantly withdraw without also depositing. *** Local Caption *** Lutte contre la desertification, developpement durable, ecosysteme, securite alimentaire, agriculture, illustration . Dechets organiques, compost 2015 international year of soils may soil soil health soil storytelling analogies university of california davis compost

 

Et si les déchets organiques issus de nos poubelles servaient à fabriquer les cosmétiques et les plastiques de demain ? C’est ce à quoi travaillent des scientifiques, qui essaient de faire de la biomasse une alternative crédible au pétrole.

 

En 2050, la planète sera peuplée par plus de 9,2 milliards d’habitants. Cette forte augmentation de la démographie a un impact direct sur les industries chimiques, lesquelles doivent produire toujours plus – plus de matières plastiques, de produits cosmétiques, d’additifs alimentaires, de médicaments – avec des ressources fossiles (pétrole, gaz) qui s’amenuisent ou deviennent de plus en plus difficiles à exploiter. Par ailleurs, la prise de conscience de notre impact sur la planète, et notamment le réchauffement climatique, nécessite de concevoir de nouveaux procédés plus économes en énergie, plus respectueux de l’environnement et plus sécuritaires.

Une matière première renouvelable prometteuse

Pour faire face à ces défis, l’introduction de sources de carbone renouvelable dans les procédés chimiques est une piste sérieusement étudiée. Au premier rang desquelles : la biomasse, c’est-à-dire toute la matière organique d’origine végétale, animale, mais aussi les bactéries et les champignons. Plus connue jusqu’à présent pour ses usages dans l’énergie – production de chaleur, d’électricité ou encore de carburant (biodiesel) –, la biomasse suscite, en effet, un intérêt grandissant du secteur de la chimie, chercheurs comme industriels. Et pourrait bien ringardiser, à terme, les produits issus de la pétrochimie, massivement utilisés. La biomasse contient de nombreuses molécules d’intérêt que les chimistes sont capables de séparer et de transformer, au cœur de véritables « bioraffineries » : des sucres, principalement, mais aussi des huiles, des composés aromatiques, des acides aminés, ainsi que de multiples composés mineurs comme les terpènes, les polyphénols, les stérols… qui entrent dans de nombreuses formulations.

biomasse énergie pellets par Jean-Christophe Delhaye article du 23-05-2016

« La biomasse pourrait bien ringardiser, à terme, les produits issus de la pétrochimie. »

Les tensioactifs qui permettent de maintenir les émulsions des crèmes cosmétiques ? Les polymères, les solvants, ou encore les arômes et les agents épaississants utilisés par l’agroalimentaire ? Tous peuvent être produits à partir de composés carbonés issus de la biomasse. Pas la peine de ponctionner les ressources agricoles pour cela, les déchets organiques représentent un gisement de biomasse largement inexploité : résidus de bois issus des scieries, déchets de l’agriculture, ou même épluchures de légumes venues tout droit de nos poubelles…

Alors, la biomasse, recette miracle pour une chimie plus durable ? Ce n’est pas si simple en réalité. Malgré des avantages évidents, plusieurs freins empêchent la généralisation de ces produits. Le principal est d’ordre économique, les coûts de production liés à la fabrication d’un produit biosourcé étant bien supérieurs à ceux d’un produit pétrosourcé. Et pour cause : notre société et son industrie chimique se sont principalement développées à partir du carbone fossile, une matière première composée de molécules de structure simple, formées à base de carbone et d’hydrogène exclusivement. Jusqu’à présent, l’enjeu pour les industriels était de complexifier ces molécules en les oxydant (en leur ajoutant de l’oxygène, donc), afin d’obtenir plus de diversité et des fonctionnalités plus nombreuses. Avec la biomasse, on se retrouve dans la situation inverse : après raffinage, on obtient des molécules déjà très complexes et fortement oxydées, qu’il va falloir simplifier (réduire), afin de pouvoir les utiliser comme matière première.

Des procédés de fabrication très spécifiques

Ce changement d’approche implique une révolution de la chimie qui doit repenser l’ensemble de ses procédés, afin de les adapter aux spécificités de la biomasse. Plusieurs gros projets sont ainsi à l’étude à l’échelle internationale. On peut citer la recherche et la conception de nouveaux catalyseurs et technologies plus adaptés, les progrès fulgurants réalisés récemment dans le domaine des biotechnologies, la caractérisation et l’élucidation de mécanismes réactionnels, la modélisation, le génie des procédés. Le caractère solide de la biomasse, alors que la pétrochimie est habituée à traiter principalement des produits liquides (pétrole) ou gazeux, est un autre défi : c’est pourquoi l’on recherche, actuellement, de nouveaux types de produits capables de dissoudre directement cette biomasse, en lieu et place des procédés utilisés aujourd’hui, très consommateurs d’eau et d’énergie.

 

Deplacement de la ministre de l'ecologie a Shanghai
Flacons avec un liquide de couleur verte. Inauguration d’une unite mixte internationale specialisee dans la chimie verte, sur le centre de recherche de Rhodia

Un autre défi pour les chimistes consiste à trouver des usages plus directs aux molécules complexes issues de la biomasse, sans passer par la case simplification. Avec des cours du pétrole historiquement bas (mais jusqu’à quand ?), l’objectif ici n’est pas de produire des molécules ou matériaux similaires à ceux existants déjà sur le marché, mais bien de développer des produits renouvelables offrant des performances supérieures à celles des produits fossiles, condition sine qua non pour pénétrer le marché. C’est déjà ce qui se passe avec le THF, le tétrahydrofurane, utilisé en tant que solvant dans les procédés chimiques. Son « cousin » issu de la biomasse, la molécule plus complexe de méthyl-THF, possède des propriétés supérieures, notamment un point d’ébullition plus élevé lui permettant d’être plus largement utilisé que le THF dans les procédés d’extraction.

Pour avancer plus vite, rien ne vaut d’unir ses forces. En France, le réseau CNRS-Increase tout juste créé associe ainsi une vingtaine de laboratoires et d’industriels de la chimie pour faire de la biomasse une alternative crédible à la pétrochimie. Restera ensuite à convaincre le consommateur des bienfaits des cosmétiques et des produits alimentaires élaborés à partir de déchets organiques… Les chimistes affûtent déjà leurs arguments.

(CNRS)

 

Au plaisir d’échanges !

Jean-Christophe Delhaye

 

 

Chaîne Youtube de Jean-Christophe Delhaye

youtube

 

Voici quelques liens de vidéos Youtube (Chaîne Jean-Christophe Delhaye) relatives à l’économie circulaire

Here some recent articles related to Circular Economy & Environment on my Youtube Channel (Jean-Christophe Delhaye)

Liens de vidéos sélectionnées pour vous (Jean-Christophe Delhaye) :

https://www.youtube.com/channel/UCrARIrhws0fcPlL1tFVeAmg

https://www.youtube.com/watch?v=vuxJ2aZmJas&list=PLBGNFkOOEyhSQrO1pHKdUW_k8QZw3rD99

 

Merci et à très bientôt! Jean-Christophe Delhaye

https://jeanchristophedelhaye.wordpress.com/2016/01/12/liste-de-quelques-articles-a-decouvrir-sur-leconomie-circulaire-a-vous-de-juger-jean-christophe-delhaye/

http://www.scoop.it/t/economie-circulaire-6/p/4058031517/2016/01/10/economiereelle-qu-est-ce-que-l-economie-circulaire-jean-christophe-delhaye

Liste de quelques articles à découvrir sur l’économie circulaire : à vous de juger :) Jean-Christophe Delhaye

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Présentation de l’économie circulaire (Jean-Christophe Delhaye)

#EconomieRéelle : Qu’est-ce que l’économie circulaire?Jean-Christophe Delhaye

Économie circulaire en PME : Pocheco, l’écologie au service de l’économie. Jean-Christophe Delhaye

Parution de l’ouvrage « Economie circulaire et écosystèmes portuaires »

 

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Is business action on climate change believable? Jean-Christophe Delhaye

With the kind sharing of The Guardian ! Thanks! Jean-Chistophe Delhaye

(Source: http://www.theguardian.com/sustainable-business/2015/dec/15/is-business-action-on-climate-change-believable-sign-up-for-our-event?CMP=ema-1706&CMP= )

 

After the excitement of UN talks in Paris fades, are business leaders ready to meet their pledges to reduce climate emissions?

VW
After the VW scandal can we trust business pledges to reduce their direct and indirect climate emissions. Photograph: PETER STEFFEN/EPA

As the UN climate talks in Paris come to a close, attention will turn to putting words into action – not just from governments but also companies.

In the lead up to the UN talks we heard a plethora of pledges from major businesses. Marks & Spencer, Ikea and Walmart pledged to use 100% renewable electricity, while 98 other companies, including China Steel, Renault and Sonycommitted to “science-based emissions reduction targets”.

But can we believe them? Will 2016 turn out to be the year business helped kick start a global movement to reduce climate emissions, or will the mountains of press releases and public posturing turn out to be a greenwash?

There are valid reasons for scepticism. VW was acclaimed for its leadership on sustainability, before it later turned out to be rigging its cars to hide the true levels of NOx emissions from testers. Shell helped set up the Prince of Wales climate change project that it was later forced to leave after trying to drill for oil in the Arctic.

On January 12th from 7-8:30pm, Guardian Sustainable Business will be hosting a panel debate, in partnership with Nordea Responsible Investments, where we will discuss the role of business in tackling climate change.

The event will feature a guest panel of:

More to be announced.

*Sign up for tickets and join us for the event

You can also join our LinkedIn group discussing the roles and responsibilities of business in tackling climate change.

Do you have a questions you’d like to put to the panel?

Fill out the form below and we’ll include as many as possible in the Q&A session at the event.

ÉCONOMIE CIRCULAIRE : UNE MODIFICATION DES RAPPORTS ENTRE DONNEURS D’ORDRE ET FOURNISSEURS. Jean-Christophe Delhaye

ÉCONOMIE CIRCULAIRE :

UNE MODIFICATION DES RAPPORTS ENTRE DONNEURS D’ORDRE ET FOURNISSEURS. Jean-Christophe Delhaye

Le concept d’économie circulaire fait son chemin. De nombreuses entreprises se tournent vers ce nouveau modèle et de plus en plus d’études sont publiées pour en démontrer les bienfaits. C’est le cas du programme Peak, un observatoire des relations collaboratives. Celui-ci a mandaté le cabinet Correl pour étudier sur le terrain l’influence de projets d’économie circulaire sur les rapports de force entre donneurs d’ordre et fournisseurs (1). Edifiant. Et réjouissant.

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Usine de recyclage de papier du groupe Paprec, à la Courneuve.
Miguel Medina / AFP

Avec l’économie circulaire naît une nouvelle forme de relation, dite collaborative, entre les donneurs d’ordre et les fournisseurs. Elle se caractérise par un engagement à long terme, un partage des risques, la création commune de connaissances, la transparence, le partage des ressources et le partage de la valeur. « L’économie circulaire nourrit la confiance, analyse Fabienne Grebert, du cabinet Correl. On peut même se demander si la relation donneur d’ordre – fournisseur a encore du sens alors que, dans ce type de démarche, le premier devient fournisseur de matières du second ! »

« La relation que nous entretenons avec le groupe Renault est la même que celle que nous aurions pu avoir avec une PME : très franche et très directe » assure David Ravet, responsable développement chez MTB. Une relation qui n’a rien d’évident quand l’on sait que cette entreprise spécialisée dans le recyclage et la valorisation des déchets industriels n’emploie « que » 120 personnes. Et que jusqu’à présent MTB fonctionnait surtout à l’export, avec peu de visibilité auprès des grands groupes. L’astuce ? Depuis 2011, les deux sociétés collaborent dans des projets d’économie circulaire pour valoriser le cuivre, les moteurs ou les boîtes de vitesses issus des véhicules en fin de vie. Ces projets, « axés sur l’innovation et le partage fonctionnent comme des partenariats où les intérêts sont communs ». Et pour David Ravet, « c’est du gagnant-gagnant ».

 

Eliminer les rapports de domination

 

L’histoire s’est répétée dans une relation triangulaire avec la SNCF, dans le cadre du projet ValTex. Les 3 entreprises collaborent pour transformer les mousses, textiles issus des véhicules et des trains et autres uniformes, en de nouveaux produits, comme des isolants acoustiques. « Nous avons tissé une relations très étroite, de confiance, entre nous. Nous partageons nos connaissances mais aussi les risques liés au lancement d’un nouveau produit sur le marché », assure Toni Gallone, responsable industriel chez Renault Environnement.

A la SNCF, les projets d’économie circulaire ont permis une ouverture de l’entreprise vers l’extérieur et une prise de conscience sur les matières, estime de son côté Cyrille Blard, responsable industrialisation des produits de dépose. « On sort de notre cocon pour construire un autre dialogue avec le fournisseur. Cela nous demande de nous adapter » précise-t-il. De fait, dans ce projet, l’engagement avec les autres entreprises porte sur des quantités précises. Et sur une durée plus longue : dix ans, contre cinq ans maximum habituellement. Ce nouveau type de relation s’est observé dans les autres entreprises étudiées par le cabinet. Qui conclut : « L’instauration de boucles matières fermées ou ouvertes crée une interdépendance entre les acteurs économiques et participe à l’élimination de rapports de domination entre acteurs ».

 

(1)  29 entretiens semi-directifs menés pendant plusieurs mois auprès d’entreprises et d’organisations publiques engagées dans des projets d’économie circulaire.

Concepcion Alvarez. Article initialement paru dans L’essentiel de la RSE n°111 (octobre-décembre 2015)