Fabriquer des peintures qui ne polluent pas, c’est possible en Wallonie! Jean-Christophe Delhaye COP21

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La conférence sur le #climat, #COP21, a démarré lundi à Paris. Près de 50 000 personnes du monde entier y sont rassemblées et vont essayer de trouver un accord pour limiter le réchauffement climatique.

Mais, en Wallonie aussi, des personnes contribuent à la protection de l’environnement à leur échelle.

C’est le cas d’Etienne Deloz qui travaille au sein de l’asbl Espace Environnement en Wallonie. Il y propose des ateliers de fabrication de peinture naturelle dont il parle aisément :  » C’est à partir de matériaux simples de la nature comme la chaux, l’argile et l’huile de lin que je propose de fabriquer des peintures qui ne vont pas polluer les espaces intérieurs parce que ce sont des peintures qui ne vont pas dégager d’odeurs toxiques. Le gros avantage de ce type de peinture naturelle, c’est que vous rendez au mur sa capacité de pouvoir gérer l’humidité de l’air ambiant. La matière va prendre un peu l’humidité quand il y en a trop et la rendre quand il n’y en a pas assez. Dans des maisons parfois mal chauffées et où il y a un problème de pont thermique, cela va diminuer le risque de condensation et l’apparition de moisissures.  »

A sa manière donc, comme il le souligne avec une certaine ferveur, Etienne fait donc un geste pour la planète mais aussi pour le bien-être et le confort des gens.

 

Jean-Christophe Delhaye

Retard, espoirs, mobilisation des dirigeants : le récap’de la #COP21, jour 12! Jean-Christophe Delhaye

Barack Obama, John Kerry, Xi Jinping, Ban Ki-moon… Les dirigeants mondiaux se mobilisaient, vendredi 11 décembre, pour arracher un accord contre le réchauffement de la planète qui échappait encore aux négociateurs de 195 pays, malgré l’urgence climatique. Car la conférence de Paris (COP21), comme les précédentes conférences internationales sur le climat, joue les prolongations. Sa clôture,…

Barack Obama, John Kerry, Xi Jinping, Ban Ki-moon… Les dirigeants mondiaux se mobilisaient, vendredi 11 décembre, pour arracher un accord contre le réchauffement de la planète qui échappait encore aux négociateurs de 195 pays, malgré l’urgence climatique. Car la conférence de Paris (COP21), comme les précédentes conférences internationales sur le climat, joue les prolongations. Sa clôture,…

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Retard, espoirs, mobilisation des dirigeants : le récap’de la #COP21, jour 12! Jean-Christophe Delhaye

Retard, espoirs, mobilisation des dirigeants : le récap’de la #COP21, jour 12! Jean-Christophe Delhaye

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Barack Obama, John Kerry, Xi Jinping, Ban Ki-moon… Les dirigeants mondiaux se mobilisaient, vendredi 11 décembre, pour arracher un accord contre le réchauffement de la planète qui échappait encore aux négociateurs de 195 pays, malgré l’urgence climatique. Car la conférence de Paris (COP21), comme les précédentes conférences internationales sur le climat, joue les prolongations.

Sa clôture, initialement prévue pour vendredi à 18 heures, a été reportée à samedi, après une nuit de vives discussions qui ont fait resurgir les crispations Nord-Sud, en particulier sur les financements.

Lire aussi : Fin de la COP21 : 6 questions pour tout rattraper

  • Efforts diplomatiques pour arracher un accord

Un texte final de l’accord retardé de vendredi à samedi : les négociations tardent et débordent du calendrier fixé par la présidence française. « Nous sommes presque au bout du chemin, je suis optimiste », a assuré le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius, qui préside la conférence.

« Je serai en mesure demain matin [samedi] à 9 heures de présenter à l’ensemble des parties un texte qui, j’en suis sûr, sera approuvé et sera un grand pas en avant pour l’ensemble de l’humanité. Toutes les conditions sont réunies pour obtenir un accord universel ambitieux. Les conditions n’ont jamais été aussi favorables ».

Son homologue américain John Kerry, très impliqué dans les pourparlers de jour comme de nuit, s’est montré plus prudent. « Il est possible » que la conférence se termine « à un moment donné demain », a-t-il dit. « Il y a toujours un ou deux sujets très difficiles. » Les discussions achoppent toujours sur trois thèmes majeurs : la différenciation entre pays développés et en développement dans les efforts de lutte contre le changement climatique, les financements des pays riches en soutien aux pays affectés, notamment pour leur adaptation au réchauffement et, enfin, le seuil limite de réchauffement à ne pas dépasser (1,5 °C ou 2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle).

« Au lieu d’avancer vers des compromis, chaque pays s’est plutôt retranché derrière ses positions », lors des discussions de la nuit, a rapporté Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot. Pour les surmonter, les négociateurs de 195 pays ont repris les échanges informels, à huis clos, sur le site du Bourget, près de Paris après deux nuits quasiment blanches.

A des milliers de kilomètres du Bourget, les présidents américain Barack Obama, et chinois Xi Jinping, ont convenu au téléphone de renforcer leurs efforts pour parvenir à un accord. Habitué des négociations internationales, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a estimé que la COP21 était « de loin la plus compliquée, la plus difficile, mais aussi la plus importante pour l’humanité ».

« J’exhorte tous les négociateurs à prendre des décisions pour notre avenir commun. Ce n’est plus l’heure de camper sur ses perspectives nationales. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/12/11/retard-espoirs-mobilisation-des-dirigeants-le-recap-de-la-cop-jour-12_4830172_4527432.html#SsbUrFXsaPuSMLQv.99

 

Article déniché par Jean-Christophe Delhaye,Bruxelles

L’#économiecirculaire et l’#innovation au coeur du dispositif de la #COP21 Jean-Christophe Delhaye

Le site de Paris-Le Bourget, choisi pour sa capacité d’accueil et d’accessibilité va se transformer, pendant les deux semaines de la COP21 du 30 (…)

Le site de Paris-Le Bourget, choisi pour sa capacité d’accueil et d’accessibilité va se transformer, pendant les deux semaines de la COP21 du 30 (…)

Sourced through Scoop.it from: www.diplomatie.gouv.fr

L’#économiecirculaire et l’#innovation au coeur du dispositif de la #COP21 Jean-Christophe Delhaye

COP21 : « Le changement climatique pose un défi à l’intelligence » Jean-Christophe Delhaye

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ENTRETIEN avec Annamaria Lammel, maître de conférences à l’université Paris 8, anthropologue et docteure en psychologie cognitive, à l’occasion de la COP21.

 

Il y a souvent un abîme entre les discours prononcés par les chefs d’État en faveur du climat – comme au premier jour de la COP21 – et les décisions prises au niveau national. Nos gouvernants seraient-ils schizophrènes ?

Annamaria Lammel : En psychologie, nous parlons de biais cognitifs. Par exemple, nous savons très bien que fumer tue, et pour autant cela n’empêche pas les gens de fumer. De même, nous ne pouvons plus ignorer qu’acheter une grosse cylindrée est préjudiciable pour le climat et pour autant, beaucoup cèdent à la tentation.

Des mécanismes cognitifs se mettent alors en place pour s’auto-convaincre que le climat, ou le tabac, ou la bouteille de vin que l’on boit au déjeuner, n’est pas un problème.

La connaissance du changement climatique et de ses effets ne se traduit que très difficilement en action, comme le montre la lourdeur des négociations. Y a-t-il à cela des freins d’ordre psychologique ?

A. L. : La question du changement climatique pose d’abord un défi à l’intelligence. La psychologie a montré en effet que la cognition humaine, c’est-à-dire notre capacité à traiter des informations, est assez linéaire. Nous traitons les événements les uns après les autres. Or le climat est un phénomène complexe, non linéaire, qui fait l’objet de nombreuses boucles rétroactives difficiles à appréhender pour des non-climatologues.

Par ailleurs, la plupart des gens – en particulier dans les pays développés – n’ont pas d’expérience sensible et directe du changement climatique, ce qui limite là encore leur compréhension du phénomène. Quand vous vivez dans l’hémisphère Nord – là où s’élaborent de nombreuses décisions – vous vivez dans un climat tempéré, où chacun peut expérimenter le retour du froid chaque année et où l’on peut s’abriter de la pluie. Vous ne « vivez » pas le changement climatique.

Qu’en est-il du souci des générations futures ?

A. L. : Contrairement à ce que l’on croit, il n’est pas très développé dans les sociétés modernes individualistes. Des psychologues ont réalisé des centaines d’entretiens non directifs avec des Parisiens sur la façon dont ils pensent que le climat va évoluer dans les dix ou trente ans qui viennent. Beaucoup d’entre eux ont répondu qu’ils ne seraient plus de ce monde dans trente ans et qu’ils ne se sentaient donc pas concernés.

Plus surprenant : il n’y a pas de grande différence dans les réponses entre les personnes qui ont des enfants et celles qui n’en ont pas. L’éthique intergénérationnelle – cette idée que nous travaillons pour nos enfants et petits-enfants – perd très nettement du terrain dans nos sociétés occidentales.

Les chefs d’État ne sont-ils pas à l’inverse mus par l’idée de la postérité ?

A. L. : Je crois que les hommes politiques sont mus avant tout par le pouvoir, par leur capacité à diriger un groupe d’êtres humains, pour le meilleur ou pour le pire. Des études psychologiques ont montré que les formes d’intelligence différaient d’un individu à l’autre.

Les hommes politiques disposent d’une grande capacité inter-individuelle : ils sont capables d’avoir une grande influence sur les autres, de les diriger et que ceux-ci acceptent d’être dirigés par eux. Toute leur psychologie est tournée vers le pouvoir. C’est cela qui les motive le plus, y compris dans la négociation climatique.

La relation entre climat et pouvoir a d’ailleurs un long passé ! Je vous rappelle que Zeus, le maître de l’univers, était le symbole du ciel, de son éclat mais aussi de ses pluies et de ses orages.

À quoi vous intéressez-vous pendant ces quinze jours de la COP21 ?

A. L. : Je m’intéresse à cette relation entre climat et pouvoir. Regarder si les responsables politiques vont être capables de penser à un niveau « global », de développer une pensée systémique, au-delà des seuls intérêts nationaux.

Ces réunions internationales, tout comme le travail passionnant réalisé au sein du Giec, m’inspirent une autre réflexion. Nous sommes des êtres biologiques animés par l’instinct de survie. Ce dynamisme, cet enthousiasme dans l’accumulation des connaissances autour du changement climatique me font penser à un sursaut de l’espèce humaine, qui se mobiliserait – dans une logique biologique – face à un risque d’extinction.

Je crois que ce sursaut peut être très bénéfique, à condition que l’homme ne mette pas toute sa confiance dans les technologies et qu’il développe une véritable éthique vis-à-vis des autres espèces et de la nature en général.

Recueilli par EMMANUELLE RÉJU

COP21 : Paris change de méthode pour la deuxième semaine de débats ! Jean-Christophe Delhaye

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Laurent Fabius à la conférence sur le climat COP21 Paris 2015 (Jean-Christophe Delhaye)

Un court instant, Laurent Fabius a cédé à l’émotion, brandissant le brouillon d’accord, remis samedi 5 décembre par les négociateurs de la conférence climat (COP21), comme on brandit un trophée, un soir de finale de Coupe du monde. Un court instant seulement. Le président de la COP21 s’est vite rassis pour exposer à l’assemblée plénière la méthode qu’il comptait suivre durant la deuxième semaine de débats. Lunettes vissées sur le bout du nez, les yeux plongés dans l’agenda de la séance, le ministre des affaires étrangères s’en tient, pour le moment, à un style sobre et prudent. Il sait que le plus dur commence pour la présidence française. « La négociation est entrée dans une phase cruciale », a rappelé François Hollande, présent samedi sur le site du Bourget.

Lire aussi : COP21 : les négociateurs adoptent une ébauche d’accord sur le climat

  • Que contient le texte de l’accord ?

En dépit des coups de frein et des coups de semonce qui ont émaillé la première semaine, l’équipe de M. Fabius dispose désormais d’un projet d’accord, obtenu dans les délais. Long de 43 pages, le document est un peu plus clair que la version examinée à l’ouverture de la COP et intègre des propositions de compromis sur chaque grand chapitre de la négociation (atténuation, adaptation, financement, etc.), même s’il comporte encore quelque 900 crochets à supprimer. Le document est complété par cinq pages de « notes de réflexion »reflétant les débats de vendredi sur ces propositions.

  • Quel est le calendrier ?

Une centaine de ministres, issus des 195 Etats de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), s’en sont emparés dès dimanche, avec l’espoir de conclure, le 11 décembre à 18 heures, un accord universel et contraignant, apte àmaintenir le réchauffement planétaire sous le seuil des 2 °C.

« Le projet reste à approfondir et à concrétiser d’ici vendredi, a expliqué le président de la COP21 à la tribune de l’assemblée. En fait, d’ici jeudi au plus tard, pour respecter les délais nécessaires à la validation juridique du texte par les pays et à son indispensable traduction. »

  • Quelle est la méthode adoptée pour parvenir à un accord ?

Ce calendrier serré a peu de chance d’être tenu sans une méthode pointue. M. Fabius en a esquissé les grandes lignes samedi soir. Un « comité de Paris », placé sous sa présidence, se réunira au moins une fois par jour afin de faire le point sur l’avancée des négociations. Il prendra la forme d’une « instance unique ouverte à tous, dont les travaux seront retransmis [sur les écrans disposés dans les couloirs du Bourget] », a précisé le chef de la diplomatie française, qui semble avoir tiré les leçons de la dernière session de Bonn, mi-octobre.

Exclus des réunions de travail à la demande de certains pays, les observateurs de la société civile avaient alors exigé du secrétariat de la CCNUCC qu’il assure plus de transparence pendant la conférence de Paris. « On a vu, toute la première semaine, les gens suivre les débats sur les écrans de télévision à l’extérieur des salles. On va essayer d’ouvrir le plus possible les travaux », dit-on dans l’équipe de la COP21.

L’idée d’un comité de pilotage, où soient rapportés régulièrement les avancées et les obstacles de la négociation, n’est pas nouvelle. « Le format ressemble à celui de Durban », s’est même félicitée la déléguée sud-africaine et porte-parole du G77 + Chine (la large coalition de 134 pays en développement), Nozipho Mxakato Diseko. « Ce comité a un rôle décisif, insiste Laurence Tubiana, la chef négociatrice pour la France. Il est le garant d’une vision globale des débats. Pendant plus d’un an et demi, le travail s’est fait en silo, sur des points très précis. »

Lire aussi : Laurence Tubiana, de l’énergie pour le climat

  • Quels sont les points qu’il reste à régler ?

Ce pragmatisme est fait « de choses qu’on invente sur le moment et d’éléments rodés depuis plusieurs mois », explique cette même source de l’équipe de la COP21. L’équipe entourant Laurent Fabius et Laurence Tubiana a mis à profit les réunions ministérielles organisées à Paris en juillet, en septembre et au moment de la pré-COP du 8 au 10 novembre, pour tester des idées.

Les quatre groupes thématiques présidés par des ministres « cofacilitateurs » du Nord et du Sud, qui se sont réunis une première fois dimanche, s’en sont inspirés. Ils ont pour mission de régler les grands dossiers du projet d’accord : les « moyens de mise en œuvre », autrement dit les questions de financement et de transfert de technologies ; le thème de la différenciation, qui renvoie à la responsabilité historique des pays développés dans les émissions de gaz à effet de serre ; l’« ambition » de l’accord, son objectif de long terme et sesmécanismes de révision ; les actions à prendre avant 2020, date prévue d’entrée en vigueur de l’accord.

 

Comme les négociateurs cofaciliateurs de la première semaine, ces binômes ministériels sont l’une des clés de la stratégie française. Plusieurs d’entre eux sont bien connus de l’équipe de la COP21, qui a consulté les présidences de COP antérieures, notamment les Mexicains de Cancun, les Sud-Africains de Durban et les Danois de Copenhague. « Ce casting ministériel s’est fait, bien sûr, dans le respect des équilibres géopolitiques et régionaux, mais c’est aussi une affaire d’hommes et de femmes qualifiés pour ouvrir la voie au compromis », explique Mme Tubiana.

« Le ministre Fabius est l’homme des heures à venir, estime Jennifer Morgan, la directrice du programme climat du think tank américain World Resources Institute. La présidence française a construit les conditions d’un accord, maintenant elle se met vraiment à la tâche. »
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/12/07/cop21-paris-change-de-methode-pour-la-deuxieme-semaine-de-debats_4826198_4527432.html#QiA3bTiTHEKObR3X.99

Article repéré par Jean-Christophe Delhaye

Claude Rochet sur la ville intelligente ! (Jean-Christophe Delhaye)

 

Claude Rochet est professeur des universités à l’institut du management public et de la gouvernance territoriale d’Aix-en-Provence. Il est coauteur avec Michel Volle deL’intelligence Iconomique : Les nouveaux modèles d’affaires de la IIIe révolution industrielle, Louvain, De Boeck Université, 2015.

 

Sa conférence du 27 novembre pour l’Université réelle de Montpellier portait sur la « Ville intelligente : enfer au paradis ? La société au défi du numérique ».

Conférence Youtube partagée par Jean-Christophe Delhaye @JCDelhaye