L’économie circulaire pourrait employer un million de personnes en France! Jean-Christophe Delhaye

24764_une

Une étude indique qu’une réduction substantielle de notre consommation en ressources naturelles permettrait de créer 200.000 à 400.000 emplois supplémentaires aux 600.000 actuels. Les régions se mobilisent pour lancer des projets de territoire.

Alors que la commission de l’environnement du Parlement européen a adopté aujourd’hui un rapport sur l’économie circulaire qui en appelleà l’introduction d’objectifs contraignants pour l’efficacité énergétique et la réduction des déchets à la source, une étude estime que le potentiel de création d’emplois de ce secteur n’en est qu’à ses débuts. Les produits plus durables, réutilisables et recyclables sont aussi ceux qui mobilisent plus de main d’oeuvre. Selon l’Institut de l’économie circulaire, qui a mené cette étude, ce sont près de 600 000 personnes en France qui travaillent déjà dans ce secteur.

Les emplois concernés relèvent de sept secteurs, répertoriés par l’Ademe comme étant constitutifs de l’économie circulaire : l’approvisionnement durable ; l’écoconception ; l’écologie industrielle et territoriale ; l’économie de fonctionnalité ; la consommation responsable ; l’allongement de la durée de vie des objets ; le recyclage et la valorisation des déchets. Si l’on raisonne par « piliers », l’économie circulaire repose principalement sur le recyclage, l’allongement de la durée de vie des produits et l’approvisionnement durable, qui, selon l’étude, couvre l’ensemble des activités de protection de l’environnement, de la gestion des eaux usées à la remédiation des sols, de la récupération d’objets usagés à la production d’énergies renouvelables.

Un vaste périmètre

L’état des lieux de l’emploi dans les autres composantes de l’économie circulaire est plus difficile à établir. Ainsi, selon l’Institut de l’économie circulaire, « l’économie de fonctionnalité, l’écoconception ou l’écologie industrielle, qui sont des disciplines étayées sur le plan académique, restent relativement peu étudiées à une échelle macroéconomique. De nombreux exemples montrent pourtant qu’un potentiel de création d’emplois important existe pour chacun de ces piliers ».

L’écoconception, qui vise à optimiser l’efficacité de l’utilisation de la matière dès la phase d’élaboration des produits, peut aussi bien être mise en oeuvre par les entreprises engagées dans les écoactivités que dans des entreprises traditionnelles. Elle permet notamment aux entreprises de limiter leur vulnérabilité aux variations de prix des matières premières tout en se positionnant comme un acteur durable auprès des consommateurs.

L’économie de fonctionnalité mise sur la vente de l’usage plutôt que du produit. « Elle est généralement fortement créatrice d’emplois », estime l’étude. Exemple : les solutions pour les pneus des poids lourds développées par Michelin vendues au kilométrage, la vente des impressions plutôt que des imprimantes par Ricoh.

Quant à l’écologie industrielle, dont l’objectif est d’optimiser les flux de matières entre entreprises, « il n’existe pas à ce jour en France d’évaluation macroéconomique des contributions des démarches d’écologie industrielle en termes d’emplois », mais certaines démarches sont prometteuses, comme celle de la SNCF, qui valorise les matériels roulants et les rails radiés. Selon les travaux de l’Ademe en 2011, le développement de projets d’écologie industrielle devrait permettre d’assurer la création de 1300 emplois supplémentaires en 2020.

Des emplois non délocalisables

C’est en compilant un ensemble de données produites par l’Ademe, le CGEDD et l’ONEMEV que l’Institut de l’économie circulaire est parvenu au chiffre de 600 000 emplois déjà créés dans le secteur. L’économie verte semble moins affectée par le chômage que le reste des secteurs. Ainsi le CGEDD calcule qu’une hausse à court terme de 5 millions de tonnes de déchets recyclés pourrait créer plus de 3000 emplois à temps plein. En revanche, l’automatisation des centres de tri pourrait supprimer jusqu’à 5000 emplois. Au final, le bilan est largement positif, tant en nombre qu’en termes de qualité des emplois créés, car ils ne sont pas délocalisables. De fait, la vente de l’usage plutôt que de l’objet implique une proximité des fournisseurs, qui assurent localement les prestations garantissant la réutilisation des objets.

Il en va de même pour l’écologie industrielle, qui « permet d’impulser de nouvelles filières locales » et de renforcer l’ancrage territorial des entreprises. Au final, l’étude souligne que l’économie circulaire s’adresse à un large éventail de compétences et de niveaux de qualification : « Les travailleurs les plus qualifiés ont un rôle majeur à jouer dans l’innovation et la conceptualisation de nouvelles boucles de production, tandis que des emplois de moindre qualification sont nécessaires pour entretenir les boucles de matières (collecte sélective, réparation, désassemblage et réassemblage, etc.).

Prochaines étapes

Il reste à lancer une vaste étude prospective transversale permettant d’affiner le potentiel de création d’emplois de l’économie circulaire, secteur en pleine émergence. Plusieurs études européennes ont été diffusées, en amont de la préparation d’une directive en attente, reportée par la Commission. L’étude European Bioplastics de 2014 estime par exemple qu’il est possible de créer 100 000 emplois dans le secteur d’ici 2017. Dans le même esprit, le European Compost Network juge que l’adoption du paquet économie circulaire aurait permis d’ajouter 100 000 emplois aux 50 000 déjà existant dans ce domaine en Europe.

Pour Grégory Giavarina, directeur de l’Institut d’économie circulaire, le secteur est en pleine montée en puissance, autour de « gros projets, tels que les filiales de recyclage des anciens compteurs de GRDF, en lien avec des acteurs territoriaux et des entreprises de l’économie sociale et solidaire ». En matière d’écologie industrielle, les perspectives vont se préciser dans quatre régions pilotes (Bretagne, Aquitaine, Haute Normandie, Rhône Alpes), mobilisant 600 entreprises, afin d’identifier leurs priorités et de mobiliser les acteurs.

Au Royaume-Uni, l’étude publiée en 2015 par Morgan et Mitchell estime qu’un scénario dit de transformation, sur la base d’un taux de recyclage global de 85%, d’un taux de récupération de 50% pour les produits électroniques et les équipements, et une extension importante du secteur du réemploi et de la réutilisation aboutirait à la création de 517 000 emplois d’ici à 2030. L’extrapolation de ce scénario à la France se solderait par 440 000 emplois.

Jean-Christophe Delhaye

Circular Economy , Recycle your Strategy ! Jean-Christophe Delhaye

ll

Waste is known as an unwanted resource. But is that fair? Perhaps it is simply in need of a creative movement, set to change perception about the way we use, deal, and think about our most common by-products.In this ‘take, make and throw away’ world, we’re constantly surrounded by stuff and things (and more things and more stuff). Quickly, easily, and without thinking, our casual collections become waste. Whether it be a finished coffee cup, an old phone or an unwanted gift from grandma, our waste runs so rampant in our everyday life, it’s now become invisible.

The circular economy, reuses and recycles materials, producing lit

By looking at the whole system, treating all materials as valuable, and shifting to new marketplace models that minimize the amount of resources needed in the first place, the circular economy is based on resource productivity and how we can get the most from what we use. Waste gets designed out of the system.

The Circular Economy is flipping waste on its head by presenting new ways to look at use of resources.In order to pursue and practice clean and sustainable development, India and Germany will collaborate to focus on circular economy and water management. The circular economy, which aims to eradicate waste by optimum utilization of raw material during manufacturing and recycling waste and discarded products, is fast catching the attention of governments globally.In a world of close to 9 billion people expected by 2030 – including 3 billion new middle-class consumers – the challenges of expanding resource supply to meet future demand are unprecedented.

The current “take-make-dispose” approach results in massive waste; in the fast-moving consumer goods sector alone, about 80% of the $3.2 trillion material value is lost irrecoverably each year.

Commodity prices rose overall by almost 150% in 2002-2010, erasing the real price declines of the last 100 years.

The circular economy, reuses and recycles materials, producing little waste.

Jean-Christophe Delhaye

The three biggest circular economy myths holding back businesses! Jean-Christophe Delhaye

You can decrease the input costs, create new revenue streams and keep customers on your books for longer.

All it takes is a little imagination

605e83fd-51c6-40ab-84c7-2484c4094a3f-620x372

The circular economy is gaining ground. The European Commission has announced it will present an ambitious circular economy strategy in late 2015, China has set up government-backed association CACE to encourage circular growth, and Japan has been practicing it for decades.

But progress towards a circular or even half-circular economy has been halting. Indeed, when I explain the premise of the circular economy to people, they are less stunned by the opportunity than by our collective disregard for it. Why? The power of inertia is important, of course, but I have also come across a number of myths on the subject. Here are the three most common ones.

Myth 1. Going circular will cannibalise existing sales

Traditional economics suggests that used cars compete with new cars. But this is only if car companies let others make the next sale. In the age of the internet the idea that secondary markets are somehow marginal cannot be sustained; the likes of online marketplace eBay prove otherwise. So, looked at in a circular way, the used-car market can become an additional profit centre for car manufacturers.

Another way to avoid cannibalisation is to sell refurbished items into markets that are otherwise unsuitable. Patagonia collects clothes and sells used items in countries where its new ones are not on the market; it has also created a new (albeit small) revenue stream in repairing its products. Renault, the French car maker, is investing in car remanufacturing, using the parts and materials of discarded cars again (and sometimes again).

This circular approach not only reduces resource consumption, but cuts H&M’s input costs. McKinsey has found that, as long as quality is maintained, refurbished systems can deliver substantially higher margins.

If companies begin to think of what goes out their doors as the possible start of another business cycle, new opportunities can reveal themselves. That is not alternative thinking, it is thinking like a business.

Myth 2. Our customers prefer new-built products

Certain people want the newest thing and will camp out for days to get it. But I believe a new consumer segment is emerging, made up of individuals who favour service over ownership.

Car-sharing is one example. Statistics show that young people in Germany and the US are not buying or driving cars the way their parents or even older siblings did; they are happy to pile into a Zipcar when they need to.

Besides, old versus new is a 20th century way of thinking anyway. It is more than possible to create high quality out of old stuff. Kingfisher’s Infinite brand kitchen counter is made entirely from wood waste and end-of-life DIY products. It is lighter than comparable products, more water resistant andre-uses materials that would otherwise have been dumped. And, for Kingfisher it has created a revenue stream from materials it previously paid to get rid of.

In many cases consumers don’t really care about the product one way or another; they just want to get a job done. Consider the humble drill. Outside professional craftsmen, the average drill is used just a few minutes a year. Taking a circular view, the drill can be provided as a service through leasing or lending, rather than as a product through purchase.

Myth 3. Setting up a circular business model is too complicated

It will not always be straightforward, but capitalising on service models is a strategic imperative that goes way beyond the circular economy. When companies and consumers are closely entwined, businesses can use circular thinking to deepen the relationship in a way that benefits both parties.

For example, mobile phone companies have an enormous amount of data on how customers use their devices. So they could offer to take the old phone back every year and tailortheir services to specific needs, such as offering more memory, or pay-by-the-minute options. The old phone can be mined for parts, or sold into the secondary market. Customers get new phones and better services; the company gets a steady flow of materials and a consumer that keeps coming back every year.

There may also be particular potential in business-to-business transactions. For example, many lighting manufacturers sell lamps and bulbs to an office building but, looked at through a circular lens, they could instead sell light. That is what Philips has begun to do. It owns the equipment and, because it is selling watts, not plugs, it has every incentive to provide light in the most efficient way. As the owner of the hardware, Philips can – with a secure flow of returned devices – then recycle or re-use the parts.

The way to think about it is simple: how can we keep consumers on our books, month in, month out? That is the kind of circularity business understands.

In literature, myths are stories that help explain a culture to itself. In business, myths can be excuses for inaction. These three myths hint that when it comes to the circular economy, it is not a logical narrative that is lacking, but the imagination to bring it to life.

(Jean-Christophe Delhaye)

Moving towards a circular economy! Jean-Christophe Delhaye (http://youtu.be/URLP6a6a_wA)

European Commission will present an ambitious circular economy strategy in late 2015

The Commission is aiming to present a new, more ambitious circular economy strategy late in 2015, to transform Europe into a more competitive resource-efficient economy, addressing a range of economic sectors, including waste.

The proposal will be fully aligned with the priorities of the new Commission. The Commission is engaged in a thorough reflection on how the objective of circular economy can be reached in an efficient way that is fully compatible with the jobs and growth agenda.

The new strategy will include a new legislative proposal on waste targets, taking into account the input already given to us during public consultations, and by Council and in Parliament, in particular the comments made by many that the previous proposals needed to be more country-specific.

More information: Circular economy roadmap

As part of the process, the Commission is launching a public consultation on the subject from the 28th May until the 20th August 2015.

CLOSING THE LOOP – Circular Economy: boosting business, reducing waste

The Commission is organising a Circular Economy Conference in Brussels on 25 June 2015. The conference is open to all stakeholders wishing to contribute in shaping the European economy policy making. It will consist of a plenary session with keynote from circular economy experts and business and civil society representatives, followed by a series of split up sessions addressing specific aspects of the circular economy, and it will be closed by a panel.

Please note that attendance is free but registration is required. More details are available on the Registration website or you can contact the event mail box:GROW-ENV-CIRCULAR-ECONOMY-CONFERENCE-2015@ec.europa.eu

What is a circular economy?

Since the industrial revolution, waste has constantly grown. This is because our economies have used a “take-make-consume and dispose” pattern of growth – a linear model which assumes that resources are abundant, available and cheap to dispose of.

What we need is a more circular economy.  This means re-using, repairing, refurbishing and recycling existing materials and products. What used to be regarded as ‘waste’ can be turned into a resource. The aim is to look beyond waste and to close the loop of the circular economy. All resources need to be managed more efficiently throughout their life cycle.

Using resources more efficiently will also bring new growth and job opportunities. Better eco-design, waste prevention and reuse can bring net savings for EU businesses of up to EUR 600 billion, while also reducing total annual greenhouse gas emissions. Additional measures to increase resource productivity by 30% by 2030 could boost GDP by nearly 1%, while creating 2 million additional jobs.

Moving towards a circular economy is at the heart of the resource efficiency agenda established under the Europe 2020 Strategy for smart, sustainable and inclusive growth. The main ideas on how to do more with less are being taken further in the EU’s Environment Action Programme to 2020.

(Jean-Christophe Delhaye)

La mobilité à l’heure de l’économie circulaire! Jean-Christophe Delhaye

Adopter l’économie circulaire suppose de passer d’un monde à l’autre : de la surconsommation et du tout jetable à un juste prélèvement de la ressource et au recyclage. Une révolution nécessaire dans laquelle s’impliquent les acteurs de la mobilité. En route vers de bonnes pratiques.

7760495-12017644

Le modèle de croissance linéaire qui consiste à prélever, fabriquer, consommer et jeter a fait long feu. A l’échelle mondiale, l’extraction de ressources a augmenté de 80% entre 1980 et 2000. Soit 70 milliards de tonnes de matières extraites de la biosphère pour répondre aux besoins de l’humanité. Si rien n’est fait, ce sera trois fois plus en 2050, alerte le Programme des Nations Unies pour l’Environnement.

Pour les constructeurs, équipementiers et autres acteurs de la mobilité prêts à changer les usages et à adopter un mode de production plus responsable, la clé se trouve peut-être dans le concept d’économie circulaire. Vaste programme à considérer avec précaution au risque de le vider de sa substance.

En savoir plus sur MobiviaGroupe.com

(Jean-Christophe Delhaye)

Le déploiement d’une économie circulaire passera aussi par l’implication de la fonction achats! Jean-Christophe Delhaye

La fonction achats a un rôle à jouer dans le changement de paradigme économique voulu par l’économie circulaire. C’est le credo exprimé par l’Observatoire des achats responsables (Obsar) lors d’une récente matinale dédiée au sujet à Paris.

A la demande notamment de ses entreprises adhérentes, l’Observatoire des achats responsables(Obsar) a organisé une matinale dédiée à l’économie circulaire le 2 juin. Objectif : sensibiliser les acheteurs publics et privés à cette notion (voir focus).

Présente à la matinée, la chargée de mission des achats publics écoresponsables à l’Ademe, Dominique Veuillet estime que « la fonction achats a un rôle majeur à jouer dans le déploiement d’une économie circulaire ». L’acheteur est en amont de la consommation. Avant le lancement de la consultation, quand il définit le besoin en interne et fixe des critères de sélection des fournisseurs, il a d’importants leviers. Pour Valdélia, éco-organisme de collecte et de recyclage des déchets d’ameublement professionnels, le rôle de l’acheteur est, par exemple, « de recourir aux prestataires éco-contributeurs et d’acheter des produits recyclés ».

Mutations à intégrer

Le projet de loi relatif à la transition énergétique prévoit un titre dédié à l’économie circulaire. Il définit la notion et fixe des objectifs. « Prévue pour l’été, son adoption entraînera une mutation profonde », selon François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’économie circulaire (IEC) et député des Bouches-du-Rhône. La France va se doter d’une stratégie de transition vers une économie circulaire avec une planification à cinq ans. Objectif : diminuer l’intensité des besoins en matières premières par habitant tout en augmentant son niveau de vie.

Lire la suite sur LeMoniteur.fr

Le G7 s’empare de l’économie circulaire! Jean-Christophe Delhaye

U.S. President Barack Obama (C) participates in a G7 leaders meeting during the Nuclear Security Summit in The Hague March 24, 2014. At the table are the President of the European Council Herman Van Rompuy, French President Francois Hollande, British Prime Minister David Cameron, Obama, German Chancellor Angela Merkel, Japanese Prime Minister Shinzo Abe, Italy's Prime Minister Matteo Renzi and President of the European Commission Jose Manuel Barroso (L-R, clockwise). REUTERS/Jerry Lampen/Pool (NETHERLANDS  - Tags: POLITICS)   - RTR3IEYO
U.S. President Barack Obama (C) participates in a G7 leaders meeting during the Nuclear Security Summit in The Hague March 24, 2014. At the table are the President of the European Council Herman Van Rompuy, French President Francois Hollande, British Prime Minister David Cameron, Obama, German Chancellor Angela Merkel, Japanese Prime Minister Shinzo Abe, Italy’s Prime Minister Matteo Renzi and President of the European Commission Jose Manuel Barroso (L-R, clockwise). REUTERS/Jerry Lampen/Pool (NETHERLANDS – Tags: POLITICS) – RTR3IEYO

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, Le mardi 9 juin 2015

Alors que la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, actuellement en lecture au Sénat, inclue plus de 40 articles consacrés à l’économie circulaire et que la Commission Européenne lance une consultation des citoyens sur le paquet économie circulaire, le G7 actait l’économie circulaire comme un axe de travail prioritaire lundi 8 juin. La déclaration finale du G7 prévoit en effet le lancement d’une « Alliance pour l’utilisation efficace des ressources ».

L’annexe à la déclaration précise notamment les thématiques qui pourraient être abordées au sein d’ateliers :

  • Économies circulaires, conception écologique, économies collaboratives et remanufacturage
  • Symbiose industrielle, c’est-à-dire l’échange de services, services collectifs et ressources dérivées entre les secteurs industriels, notamment dans des villes écoindustrielles
  • Achats et produits durables, marchés publics verts, chaînes d’approvisionnement locales et prise en compte de l’utilisation efficace des ressources dans les décisions des organismes publics

Pour François-Michel Lambert, Président de l’Institut: « Le découplage absolu entre pression environnementale et activité économique est un impératif pour notre modèle de développement. La déclaration du G7 marque une étape positive que nous saluons, beaucoup reste néanmoins à accomplir. Cette prise en compte de l’économie circulaire au niveau international ne saurait cependant se concrétiser sans des traductions aux niveaux nationaux et territoriaux. C’est tout l’enjeu de la mise en place des stratégies régionales d’économie circulaire portées par les Régions que nous avons proposé il y a 2 ans et de la stratégie nationale de transition vers une économie circulaire dont le principe vient d’être acté à travers un amendement que j’ai déposé au projet de loi TECV. »

Déclaration et annexes du G7 : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-etcommerce/actualites-liees-a-la-diplomatie-23093/2015/article/sommet-du-g7-participation-de

Programme des 2èmes Assises de l’économie circulaire organisées par l’Institut et l’ADEME :
http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/programme-assises-economie-circualire-16-17-juin2015.pdf