La biomasse, nouvel eldorado de la chimie ?Jean-Christophe Delhaye

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Environnement. 2015, annee internationale des sols
Every time we harvest crops, we remove nutrients from the soil. Just like a bank account, we can’t constantly withdraw without also depositing. *** Local Caption *** Lutte contre la desertification, developpement durable, ecosysteme, securite alimentaire, agriculture, illustration . Dechets organiques, compost 2015 international year of soils may soil soil health soil storytelling analogies university of california davis compost

 

Et si les déchets organiques issus de nos poubelles servaient à fabriquer les cosmétiques et les plastiques de demain ? C’est ce à quoi travaillent des scientifiques, qui essaient de faire de la biomasse une alternative crédible au pétrole.

 

En 2050, la planète sera peuplée par plus de 9,2 milliards d’habitants. Cette forte augmentation de la démographie a un impact direct sur les industries chimiques, lesquelles doivent produire toujours plus – plus de matières plastiques, de produits cosmétiques, d’additifs alimentaires, de médicaments – avec des ressources fossiles (pétrole, gaz) qui s’amenuisent ou deviennent de plus en plus difficiles à exploiter. Par ailleurs, la prise de conscience de notre impact sur la planète, et notamment le réchauffement climatique, nécessite de concevoir de nouveaux procédés plus économes en énergie, plus respectueux de l’environnement et plus sécuritaires.

Une matière première renouvelable prometteuse

Pour faire face à ces défis, l’introduction de sources de carbone renouvelable dans les procédés chimiques est une piste sérieusement étudiée. Au premier rang desquelles : la biomasse, c’est-à-dire toute la matière organique d’origine végétale, animale, mais aussi les bactéries et les champignons. Plus connue jusqu’à présent pour ses usages dans l’énergie – production de chaleur, d’électricité ou encore de carburant (biodiesel) –, la biomasse suscite, en effet, un intérêt grandissant du secteur de la chimie, chercheurs comme industriels. Et pourrait bien ringardiser, à terme, les produits issus de la pétrochimie, massivement utilisés. La biomasse contient de nombreuses molécules d’intérêt que les chimistes sont capables de séparer et de transformer, au cœur de véritables « bioraffineries » : des sucres, principalement, mais aussi des huiles, des composés aromatiques, des acides aminés, ainsi que de multiples composés mineurs comme les terpènes, les polyphénols, les stérols… qui entrent dans de nombreuses formulations.

biomasse énergie pellets par Jean-Christophe Delhaye article du 23-05-2016

« La biomasse pourrait bien ringardiser, à terme, les produits issus de la pétrochimie. »

Les tensioactifs qui permettent de maintenir les émulsions des crèmes cosmétiques ? Les polymères, les solvants, ou encore les arômes et les agents épaississants utilisés par l’agroalimentaire ? Tous peuvent être produits à partir de composés carbonés issus de la biomasse. Pas la peine de ponctionner les ressources agricoles pour cela, les déchets organiques représentent un gisement de biomasse largement inexploité : résidus de bois issus des scieries, déchets de l’agriculture, ou même épluchures de légumes venues tout droit de nos poubelles…

Alors, la biomasse, recette miracle pour une chimie plus durable ? Ce n’est pas si simple en réalité. Malgré des avantages évidents, plusieurs freins empêchent la généralisation de ces produits. Le principal est d’ordre économique, les coûts de production liés à la fabrication d’un produit biosourcé étant bien supérieurs à ceux d’un produit pétrosourcé. Et pour cause : notre société et son industrie chimique se sont principalement développées à partir du carbone fossile, une matière première composée de molécules de structure simple, formées à base de carbone et d’hydrogène exclusivement. Jusqu’à présent, l’enjeu pour les industriels était de complexifier ces molécules en les oxydant (en leur ajoutant de l’oxygène, donc), afin d’obtenir plus de diversité et des fonctionnalités plus nombreuses. Avec la biomasse, on se retrouve dans la situation inverse : après raffinage, on obtient des molécules déjà très complexes et fortement oxydées, qu’il va falloir simplifier (réduire), afin de pouvoir les utiliser comme matière première.

Des procédés de fabrication très spécifiques

Ce changement d’approche implique une révolution de la chimie qui doit repenser l’ensemble de ses procédés, afin de les adapter aux spécificités de la biomasse. Plusieurs gros projets sont ainsi à l’étude à l’échelle internationale. On peut citer la recherche et la conception de nouveaux catalyseurs et technologies plus adaptés, les progrès fulgurants réalisés récemment dans le domaine des biotechnologies, la caractérisation et l’élucidation de mécanismes réactionnels, la modélisation, le génie des procédés. Le caractère solide de la biomasse, alors que la pétrochimie est habituée à traiter principalement des produits liquides (pétrole) ou gazeux, est un autre défi : c’est pourquoi l’on recherche, actuellement, de nouveaux types de produits capables de dissoudre directement cette biomasse, en lieu et place des procédés utilisés aujourd’hui, très consommateurs d’eau et d’énergie.

 

Deplacement de la ministre de l'ecologie a Shanghai
Flacons avec un liquide de couleur verte. Inauguration d’une unite mixte internationale specialisee dans la chimie verte, sur le centre de recherche de Rhodia

Un autre défi pour les chimistes consiste à trouver des usages plus directs aux molécules complexes issues de la biomasse, sans passer par la case simplification. Avec des cours du pétrole historiquement bas (mais jusqu’à quand ?), l’objectif ici n’est pas de produire des molécules ou matériaux similaires à ceux existants déjà sur le marché, mais bien de développer des produits renouvelables offrant des performances supérieures à celles des produits fossiles, condition sine qua non pour pénétrer le marché. C’est déjà ce qui se passe avec le THF, le tétrahydrofurane, utilisé en tant que solvant dans les procédés chimiques. Son « cousin » issu de la biomasse, la molécule plus complexe de méthyl-THF, possède des propriétés supérieures, notamment un point d’ébullition plus élevé lui permettant d’être plus largement utilisé que le THF dans les procédés d’extraction.

Pour avancer plus vite, rien ne vaut d’unir ses forces. En France, le réseau CNRS-Increase tout juste créé associe ainsi une vingtaine de laboratoires et d’industriels de la chimie pour faire de la biomasse une alternative crédible à la pétrochimie. Restera ensuite à convaincre le consommateur des bienfaits des cosmétiques et des produits alimentaires élaborés à partir de déchets organiques… Les chimistes affûtent déjà leurs arguments.

(CNRS)

 

Au plaisir d’échanges !

Jean-Christophe Delhaye

 

 

Liste de quelques articles à découvrir sur l’économie circulaire : à vous de juger :) Jean-Christophe Delhaye

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Présentation de l’économie circulaire (Jean-Christophe Delhaye)

#EconomieRéelle : Qu’est-ce que l’économie circulaire?Jean-Christophe Delhaye

Économie circulaire en PME : Pocheco, l’écologie au service de l’économie. Jean-Christophe Delhaye

Parution de l’ouvrage « Economie circulaire et écosystèmes portuaires »

 

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Is business action on climate change believable? Jean-Christophe Delhaye

With the kind sharing of The Guardian ! Thanks! Jean-Chistophe Delhaye

(Source: http://www.theguardian.com/sustainable-business/2015/dec/15/is-business-action-on-climate-change-believable-sign-up-for-our-event?CMP=ema-1706&CMP= )

 

After the excitement of UN talks in Paris fades, are business leaders ready to meet their pledges to reduce climate emissions?

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After the VW scandal can we trust business pledges to reduce their direct and indirect climate emissions. Photograph: PETER STEFFEN/EPA

As the UN climate talks in Paris come to a close, attention will turn to putting words into action – not just from governments but also companies.

In the lead up to the UN talks we heard a plethora of pledges from major businesses. Marks & Spencer, Ikea and Walmart pledged to use 100% renewable electricity, while 98 other companies, including China Steel, Renault and Sonycommitted to “science-based emissions reduction targets”.

But can we believe them? Will 2016 turn out to be the year business helped kick start a global movement to reduce climate emissions, or will the mountains of press releases and public posturing turn out to be a greenwash?

There are valid reasons for scepticism. VW was acclaimed for its leadership on sustainability, before it later turned out to be rigging its cars to hide the true levels of NOx emissions from testers. Shell helped set up the Prince of Wales climate change project that it was later forced to leave after trying to drill for oil in the Arctic.

On January 12th from 7-8:30pm, Guardian Sustainable Business will be hosting a panel debate, in partnership with Nordea Responsible Investments, where we will discuss the role of business in tackling climate change.

The event will feature a guest panel of:

More to be announced.

*Sign up for tickets and join us for the event

You can also join our LinkedIn group discussing the roles and responsibilities of business in tackling climate change.

Do you have a questions you’d like to put to the panel?

Fill out the form below and we’ll include as many as possible in the Q&A session at the event.

Smart Cities : Issy-les-Moulineaux et Lyon parmi les 15 villes européennes les plus avancées! Jean-Christophe Delhaye

La Commission européenne et le Ministère chinois de l’industrie et des technologies ont publié une étude comparative sur les projets de smart city mis en œuvre dans 15 villes chinoises et 15 villes européennes.

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Vienne : une vision sociale de la smart city! Jean-Christophe Delhaye

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Jean-Christophe Delhaye

 

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Jean-Christophe Delhaye

 

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Jean-Christophe Delhaye

Représentée à l’occasion du Smart City Circle à Amsterdam début juin, la ville de Vienne aborde la smart city d’un point de vue social. La ville de demain selon Vienne sera garante d’une certaine qualité de vie et vise l’harmonie entre les couches sociales.

Avec les quelque 1,8 million d’habitants que compte Vienne dans son agglomération étendue, la ville regroupe environ 21 % de la population autrichienne. Il s’agit non seulement de la capitale de l’Autriche mais d’un Land de la République Fédérale, comme Berlin l’est pour l’Allemagne. La force de frappe viennoise s’inscrit donc tant sur le plan démographique et social, qu’économique et politique.

Et c’est bien ce premier aspect, le social, qui se trouve au centre des préoccupations des décideurs de la ville quand il en va de bâtir la stratégie du Vienne de demain. Pour l’heure, la capitale autrichienne est assise sur un héritage social plus que conséquent. Il existerait plus de 400 000 logements sociaux subventionnés par la mairie et par des associations à but non lucratif. « Notre vision de la smart city repose sur l’inclusion sociale, le maintien d’une société hétérogène et la réduction des fossés socio-économiques », explique Pia Hlava en charge de l’urbanisme à la mairie de Vienne.

Encore encensée par le dernier classement Mercer, qui classe Vienne au premier rang de 440 villes du monde entier, la capitale autrichienne se démarque par sa qualité de vie. Ce qui pousse aussi les autorités à penser la ville de demain sur la base d’un lieu agréable à vivre, jonché d’espaces verts (la moitié de la surface de la ville en serait recouverte).

Pourtant, des défis de taille se profilent au loin. D’ici 2030, Vienne devrait accueillir 200 000 résidents supplémentaires et le vieillissement de sa population est inéluctable. Le coût du financement des programmes sociaux risque donc de grimper en flèche. Aussi, comment réduire sa consommation énergétique et préserver la qualité de vie face à la croissance démographique ? « Nous avons besoin d’innovation pour trouver des réponses à ces challenges », lance Pia Hlava.

Le défi de voir des start-up émerger dans le domaine social

Et pour cela, l’Autriche jouit d’une scène start-up dynamique, soutenue massivement par le gouvernement. Selon l’Austrian Business Agency (ABA), 37 120 entreprises se sont créées en 2014 en Autriche, chiffre qui aurait doublé en 20 ans. Vienne a d’ailleurs été le berceau de jeunes pousses aujourd’hui devenues grandes, à l’image de Runtastic, Paysafecard, Jaha ou encore Bwin. Elle concentre également des événements aussi reconnus que le Pioneer Festival, rencontre internationale de start-up. Ce qui pourrait bien entraîner l’élan smart city dans la capitale. « Si Vienne a une population vieillissante, parallèlement le part des jeunes grandit. Ce qui suggère des défis mais aussi un potentiel énorme ! Nous souhaitons que ces nouvelles générations se fassent le porte-voix d’un meilleur vivre ensemble », commente Pia Hlava.

« De plus, la smart city de Vienne ambitionne d’atteindre un degré de cohésion sociale et de qualité de vie élevé (…) Pour Vienne, ce but se réalise par une participation sociale et des services d’intérêt général créés pour répondre aux besoins de l’Homme »,

extrait d’un éditorial signé par le maire Michael Häupl dans le cadre d’une présentation du programme Smart City Wien

Alors à quand le prochain champion autrichien de la domotique ou de la silver economy ? C’est en tout cas ce que souhaiteraient les autorités publiques derrière Smart City Wien. « Nous sommes prêts à soutenir l’innovation sous toutes ses formes et à fournir un cadre favorable à son développement sur le long terme. Toutefois, nous ne pensons pas la technologie pour la technologie, une orientation sociale est indispensable », explique Pia Hlava.

Une smart city portée par l’État fédéral autrichien et la municipalité de Vienne

Enfin, bien sûr, la smart city viennoise comme toute smart city se veut une cité au fonctionnement et donc à la consommation énergétique optimisés grâce à la technologie et aux énergies renouvelables. À noter que Vienne figure déjà en haut des classements des villes européennes les moins polluées.

L’État autrichien prend manifestement la question au sérieux et soutient la municipalité, tant ces enjeux dépassent les frontières de la capitale. En 2013, à l’issue d’un accord de coopération entre l’Etat fédéral et la municipalité de Vienne, le programme Smart City Wien a ainsi émergé afin de mettre en lumière des objectifs clairs et de soutenir la mise en place d’initiatives.

Dans une logique de partage de connaissances à l’échelle internationale s’est également créé un consortium de villes européennes leaders en matière d’économie d’énergie, auquel Vienne a pris part. Le programme Transform qui rassemble des acteurs publics et privés de 6 villes européennes aident ces même villes à mettre en place leur stratégie smart city et atteindre les objectifs européens « 20/20/20 » (20 % de réduction d’émission de C02, 20 % d’énergies renouvelables, 20 % d’efficacité énergétique).

Côté public, il semblerait donc que Vienne mette toutes les chances de son côté pour devenir une figure de la smart city européenne.

Jean-Christophe Delhaye

Transports, déchets, accessibilité… La piqûre de rappel de la MEL contre le manque de civisme! Jean-Christophe Delhaye

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Ne pas se garer sur un trottoir ou un passage pour piétons, retirer ses poubelles de la voie publique, proposer sa place à une personne âgée dans le bus… Une simple question de civisme ? Sans aucun doute. Mais comme le civisme a besoin d’une bonne piqûre de rappel, la MEL part en campagne !

On peut, depuis le début du mois, les voir sur des panneaux publicitaires dans la rue et dans le réseau Transpole. « Oui, je devrais céder ma place, mais ça va, j’arrive dans 2 ou 3 arrêts » lit-on sur celle-ci, où un homme est assis dans le bus devant une personne avec des béquilles, debout. « Mes poubelles bloquent le passage, mais bon tout le monde fait la même chose », sur cette autre, tandis qu’un malvoyant se faufile entre les déchets. Deux de ces affiches de sensibilisation mises en place par la Métropole européenne de Lille (MEL) concernent encore le stationnement sauvage, que ce soit sur des places destinées aux handicapés ou sur le trottoir. Avec toute la gêne imaginable. Et à chaque fois la même formule : « Stop aux bonnes excuses »

« Penser à l’autre »

« On estime que l’accessibilité et la mobilité sont l’affaire de tous, que les habitants de la métropole soient frappés ou non par le handicap », explique Anne Voituriez, conseillère métropolitaine déléguée à ces domaines. « Il est important pour chacun d’entre nous d’avoir les bons comportements, de penser à l’autre. » Puisque cela ne va pas sans dire, la MEL a lancé cette campagne en deux temps : « Il y aura un rappel en janvier, avec les mêmes affiches. »

Les cibles sont les automobilistes, « qui ne doivent pas empêcher les autres de circuler », les usagers des transports en commun – « Laisser sa place dans le bus ou le métro, c’est une question de courtoisie et d’évidence. » Mais aussi les locataires ou les propriétaires. « Il faut retirer ses poubelles de la rue en dehors des jours de collecte, poursuit Anne Voituriez. Et entretenir les végétaux pour ne pas qu’ils débordent sur l’espace public. »mobilité-jean-christophe-delhaye.jpg

Parler mobilité, c’est aussi, forcément, aborder les transports en commun. Dans la métropole lilloise, du moment que les ascenseurs ne sont pas hors service, toutes les stations du métro Transpole sont accessibles aux personnes se déplaçant en fauteuil. Il n’y a pas de marches entre les stations et les rames. Ce qui n’est pas le cas dans toutes les grandes villes, y compris des capitales européennes. Les annonces sonores permettent aux malvoyants de savoir à quelle station ils se trouvent dans le métro et le tramway. Les sols aux abords des escaliers sont munis de petits reliefs pour signaler l’obstacle.

Le réseau de bus est plus compliqué : seuls deux tiers des véhicules du parc disposent de planchers bas, permettant un accès facilité grâce à des rampes rétractables. L’objectif est que l’ensemble des bus puissent, à terme, être équipés. Pour les personnes handicapées à plus de 80 % existe le service Handipole.Le-Mel-accessibilité-personnes-handicapees-jean-christophe-delhaye.jpg

La MEL lance une campagne pour sensibiliser ses habitants à l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (PMR). Mais quel exemple montre la collectivité territoriale ? « Nous avons finalisé l’agenda de programmation de travaux le 26 septembre », indique Anne Voituriez. Même si des aménagements ont déjà été réalisés, ce « document énorme » a donc vu le jour un peu plus de dix ans après le vote de la loi sur l’égalité des chances !

« C’est un boulot énorme qui n’a pas été fait pendant l’ancienne mandature, affirme la conseillère métropolitaine élue en 2014. On ne peut pas en porter la responsabilité. Depuis que nous avons le dossier en charge, nous avons fait ce qu’il fallait ».

L’Eurométropole ne sort pas des clous pour autant : le délai d’application de la loi (dix ans, au départ) a été maintes fois reporté. Et si les collectivités avaient jusqu’au 27 septembre pour remettre un calendrier détaillé des chantiers à effectuer dans leurs établissements recevant du public (ERP) ou installations ouvertes au public (IOP), ces travaux peuvent encore s’échelonner sur six ans. Neuf pour le cas de la MEL, au vu du nombre de structures : 55 ERP et 29 IOP (parcs, parkings, bâtiments institutionnels, musées…) Le coût de ces aménagements est estimé à un peu moins de 4 millions d’euros hors taxes.

« On sera dans les règles, assure Anne Voituriez. Après, il y aura toujours une démarche d’amélioration continue. »

 

Article ‘Voix du Nord’ (France) sélectionné par Jean-Christophe Delhaye

Retard, espoirs, mobilisation des dirigeants : le récap’de la #COP21, jour 12! Jean-Christophe Delhaye

Barack Obama, John Kerry, Xi Jinping, Ban Ki-moon… Les dirigeants mondiaux se mobilisaient, vendredi 11 décembre, pour arracher un accord contre le réchauffement de la planète qui échappait encore aux négociateurs de 195 pays, malgré l’urgence climatique. Car la conférence de Paris (COP21), comme les précédentes conférences internationales sur le climat, joue les prolongations. Sa clôture,…

Barack Obama, John Kerry, Xi Jinping, Ban Ki-moon… Les dirigeants mondiaux se mobilisaient, vendredi 11 décembre, pour arracher un accord contre le réchauffement de la planète qui échappait encore aux négociateurs de 195 pays, malgré l’urgence climatique. Car la conférence de Paris (COP21), comme les précédentes conférences internationales sur le climat, joue les prolongations. Sa clôture,…

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Retard, espoirs, mobilisation des dirigeants : le récap’de la #COP21, jour 12! Jean-Christophe Delhaye

Retard, espoirs, mobilisation des dirigeants : le récap’de la #COP21, jour 12! Jean-Christophe Delhaye

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Barack Obama, John Kerry, Xi Jinping, Ban Ki-moon… Les dirigeants mondiaux se mobilisaient, vendredi 11 décembre, pour arracher un accord contre le réchauffement de la planète qui échappait encore aux négociateurs de 195 pays, malgré l’urgence climatique. Car la conférence de Paris (COP21), comme les précédentes conférences internationales sur le climat, joue les prolongations.

Sa clôture, initialement prévue pour vendredi à 18 heures, a été reportée à samedi, après une nuit de vives discussions qui ont fait resurgir les crispations Nord-Sud, en particulier sur les financements.

Lire aussi : Fin de la COP21 : 6 questions pour tout rattraper

  • Efforts diplomatiques pour arracher un accord

Un texte final de l’accord retardé de vendredi à samedi : les négociations tardent et débordent du calendrier fixé par la présidence française. « Nous sommes presque au bout du chemin, je suis optimiste », a assuré le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius, qui préside la conférence.

« Je serai en mesure demain matin [samedi] à 9 heures de présenter à l’ensemble des parties un texte qui, j’en suis sûr, sera approuvé et sera un grand pas en avant pour l’ensemble de l’humanité. Toutes les conditions sont réunies pour obtenir un accord universel ambitieux. Les conditions n’ont jamais été aussi favorables ».

Son homologue américain John Kerry, très impliqué dans les pourparlers de jour comme de nuit, s’est montré plus prudent. « Il est possible » que la conférence se termine « à un moment donné demain », a-t-il dit. « Il y a toujours un ou deux sujets très difficiles. » Les discussions achoppent toujours sur trois thèmes majeurs : la différenciation entre pays développés et en développement dans les efforts de lutte contre le changement climatique, les financements des pays riches en soutien aux pays affectés, notamment pour leur adaptation au réchauffement et, enfin, le seuil limite de réchauffement à ne pas dépasser (1,5 °C ou 2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle).

« Au lieu d’avancer vers des compromis, chaque pays s’est plutôt retranché derrière ses positions », lors des discussions de la nuit, a rapporté Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot. Pour les surmonter, les négociateurs de 195 pays ont repris les échanges informels, à huis clos, sur le site du Bourget, près de Paris après deux nuits quasiment blanches.

A des milliers de kilomètres du Bourget, les présidents américain Barack Obama, et chinois Xi Jinping, ont convenu au téléphone de renforcer leurs efforts pour parvenir à un accord. Habitué des négociations internationales, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a estimé que la COP21 était « de loin la plus compliquée, la plus difficile, mais aussi la plus importante pour l’humanité ».

« J’exhorte tous les négociateurs à prendre des décisions pour notre avenir commun. Ce n’est plus l’heure de camper sur ses perspectives nationales. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/12/11/retard-espoirs-mobilisation-des-dirigeants-le-recap-de-la-cop-jour-12_4830172_4527432.html#SsbUrFXsaPuSMLQv.99

 

Article déniché par Jean-Christophe Delhaye,Bruxelles

L’#économiecirculaire et l’#innovation au coeur du dispositif de la #COP21 Jean-Christophe Delhaye

Le site de Paris-Le Bourget, choisi pour sa capacité d’accueil et d’accessibilité va se transformer, pendant les deux semaines de la COP21 du 30 (…)

Le site de Paris-Le Bourget, choisi pour sa capacité d’accueil et d’accessibilité va se transformer, pendant les deux semaines de la COP21 du 30 (…)

Sourced through Scoop.it from: www.diplomatie.gouv.fr

L’#économiecirculaire et l’#innovation au coeur du dispositif de la #COP21 Jean-Christophe Delhaye

COP21 : « Le changement climatique pose un défi à l’intelligence » Jean-Christophe Delhaye

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ENTRETIEN avec Annamaria Lammel, maître de conférences à l’université Paris 8, anthropologue et docteure en psychologie cognitive, à l’occasion de la COP21.

 

Il y a souvent un abîme entre les discours prononcés par les chefs d’État en faveur du climat – comme au premier jour de la COP21 – et les décisions prises au niveau national. Nos gouvernants seraient-ils schizophrènes ?

Annamaria Lammel : En psychologie, nous parlons de biais cognitifs. Par exemple, nous savons très bien que fumer tue, et pour autant cela n’empêche pas les gens de fumer. De même, nous ne pouvons plus ignorer qu’acheter une grosse cylindrée est préjudiciable pour le climat et pour autant, beaucoup cèdent à la tentation.

Des mécanismes cognitifs se mettent alors en place pour s’auto-convaincre que le climat, ou le tabac, ou la bouteille de vin que l’on boit au déjeuner, n’est pas un problème.

La connaissance du changement climatique et de ses effets ne se traduit que très difficilement en action, comme le montre la lourdeur des négociations. Y a-t-il à cela des freins d’ordre psychologique ?

A. L. : La question du changement climatique pose d’abord un défi à l’intelligence. La psychologie a montré en effet que la cognition humaine, c’est-à-dire notre capacité à traiter des informations, est assez linéaire. Nous traitons les événements les uns après les autres. Or le climat est un phénomène complexe, non linéaire, qui fait l’objet de nombreuses boucles rétroactives difficiles à appréhender pour des non-climatologues.

Par ailleurs, la plupart des gens – en particulier dans les pays développés – n’ont pas d’expérience sensible et directe du changement climatique, ce qui limite là encore leur compréhension du phénomène. Quand vous vivez dans l’hémisphère Nord – là où s’élaborent de nombreuses décisions – vous vivez dans un climat tempéré, où chacun peut expérimenter le retour du froid chaque année et où l’on peut s’abriter de la pluie. Vous ne « vivez » pas le changement climatique.

Qu’en est-il du souci des générations futures ?

A. L. : Contrairement à ce que l’on croit, il n’est pas très développé dans les sociétés modernes individualistes. Des psychologues ont réalisé des centaines d’entretiens non directifs avec des Parisiens sur la façon dont ils pensent que le climat va évoluer dans les dix ou trente ans qui viennent. Beaucoup d’entre eux ont répondu qu’ils ne seraient plus de ce monde dans trente ans et qu’ils ne se sentaient donc pas concernés.

Plus surprenant : il n’y a pas de grande différence dans les réponses entre les personnes qui ont des enfants et celles qui n’en ont pas. L’éthique intergénérationnelle – cette idée que nous travaillons pour nos enfants et petits-enfants – perd très nettement du terrain dans nos sociétés occidentales.

Les chefs d’État ne sont-ils pas à l’inverse mus par l’idée de la postérité ?

A. L. : Je crois que les hommes politiques sont mus avant tout par le pouvoir, par leur capacité à diriger un groupe d’êtres humains, pour le meilleur ou pour le pire. Des études psychologiques ont montré que les formes d’intelligence différaient d’un individu à l’autre.

Les hommes politiques disposent d’une grande capacité inter-individuelle : ils sont capables d’avoir une grande influence sur les autres, de les diriger et que ceux-ci acceptent d’être dirigés par eux. Toute leur psychologie est tournée vers le pouvoir. C’est cela qui les motive le plus, y compris dans la négociation climatique.

La relation entre climat et pouvoir a d’ailleurs un long passé ! Je vous rappelle que Zeus, le maître de l’univers, était le symbole du ciel, de son éclat mais aussi de ses pluies et de ses orages.

À quoi vous intéressez-vous pendant ces quinze jours de la COP21 ?

A. L. : Je m’intéresse à cette relation entre climat et pouvoir. Regarder si les responsables politiques vont être capables de penser à un niveau « global », de développer une pensée systémique, au-delà des seuls intérêts nationaux.

Ces réunions internationales, tout comme le travail passionnant réalisé au sein du Giec, m’inspirent une autre réflexion. Nous sommes des êtres biologiques animés par l’instinct de survie. Ce dynamisme, cet enthousiasme dans l’accumulation des connaissances autour du changement climatique me font penser à un sursaut de l’espèce humaine, qui se mobiliserait – dans une logique biologique – face à un risque d’extinction.

Je crois que ce sursaut peut être très bénéfique, à condition que l’homme ne mette pas toute sa confiance dans les technologies et qu’il développe une véritable éthique vis-à-vis des autres espèces et de la nature en général.

Recueilli par EMMANUELLE RÉJU